CE QUE J’AI APPRIS EN UN AN AVEC MON BLOG

Le 9 février dernier, The Golden District a fêté sa première bougie. Comme je l’ai dit dans le statut Facebook un peu quétaine sur mon compte personnel; il y a un an, j’aurais jamais rêvé avoir toutes les opportunités que mon blog m’a apporté. En lançant mon projet, j’étais loin d’anticiper la charge de travail qu’il me demanderait. Qui aurait cru que d’être blogueuse, c’est plus que de prendre des photos cutes dans des cafés? Même si je mets beaucoup d’énergie dans  The Golden District et que j’ai hâte qu’on invente les journées de 36 heures, je suis tellement heureuse du chemin que mon bébé a fait en seulement une année.

Au travers cette expérience, moi aussi, j’ai fait du chemin. Ça paraît drôle à dire, mais c’est le premier projet que j’entreprends et que je mène à bout. J’ai trouvé en moi une force et une énergie que j’ignorais posséder. Pour être honnête, j’avais un peu peur du succès et de l’effet potentiel qu’il aurait sur ma vie. J’avais peur de m’enfler la tête avec ma possible réussite. Je craignais aussi de perdre mes habitudes modestes et spontanées au détriment du glamour. Mes parents m’ont élevé dans la simplicité, j’ai jamais été une personne hautaine. J’avais pas envie de perdre ces valeurs en vieillissant et c’est tout le contraire qui s’est produit. Voici donc ma réflexion sur ma première année en tant que blogueuse.

Dire “NON” c’est bin correct (et parfois nécessaire)

Avant de lancer The Golden District, j’me rappelle avoir eu une conversation avec Pier-Alex à propos du fait que je voulais toujours collaborer avec des entreprises qui respectent mes valeurs et c’est toujours resté mon motto. Si je me fais proposer de faire de la promo pour un thé miracle qui fait maigrir (mais qui, au fond, fait juste que tu te vide les intestins pendant une semaine) ou que je sens que je me fais prendre pour une conne par la compagnie qui me contacte, la plupart du temps, je prends même pas la peine de répondre.

Par contre, quand j’étais dans mes débuts, je me sentais toujours mal de devoir refuser des opportunités, par peur de ne pas en avoir d’autres. J’ai laissé les choses aller, en stressant un peu là dessus. Finalement, j’ai constaté qu’il y aura toujours des compagnies intéressées à travailler avec moi. Je préfère travailler avec quelques compagnies à long terme, avec lesquelles j’ai un lien de confiance, plutôt qu’une centaine avec qui le courant ne passe pas. C’est une richesse de rester fidèle à ses convictions, et c’est payant.

Avoir un horaire (et des listes) c’est essentiel

En étant étudiante, c’est difficile de distribuer son temps entre l’école, le travail, les amis et mon blog. La meilleure solution, c’est de se faire un horaire duquel on ne déroge pas. Quand on travaille de la maison, ça peut être tentant de lâcher la rédaction d’un article pour aller prendre un verre (ou un pichet au complet #nojudgment) avec des amis. Je sais que si je commence à tout remettre à demain, ma liste de tâches à accomplir pour la semaine risque d’augmenter au lieu de diminuer, pis c’est pas ça que je veux.

Par exemple, je sais que certaines journées sont destinées à mes emplois, d’autres à l’école et que les week-ends sont réservées à P-A. Comme ça, si on me propose d’assister à un évènement, je sais où le mettre dans mon horaire et que si je déborde sur la fin de semaine, je vais devoir sacrifier du temps avec mon chum.

Travailler intelligemment, pas plus fort

En un an, j’ai vraiment développé mon côté organisationnel. La plupart des gens sont étonné quand je leur dit qu’avant, j’avais de la misère à rester fidèle à mes échéanciers et qu’au Cégep, je remettais souvent mes travaux en retard. Maintenant, mes copains d’université me voient comme Monica Geller, la freak de l’organisation dans Friends. J’fais des listes et des listes de listes. Bon, il m’arrive encore de commencer des travaux deux jours avant leur remise, mais ça, c’est mon côté paresseux 🙂

Dans le fond, je m’organise avant de commencer à travailler. De cette façon, quand j’attaque une tâche, elle me paraît moins imposante, puisque je sais déjà à quoi m’attendre. Ça me permet de me faire un horaire qui a de l’allure et de prévoir du temps supplémentaire pour d’éventuels imprévus.

Savoir quand prendre un break

En travaillant seule dans mon mini appart, le temps passe vite. Particulièrement lorsque je travaille sur un projet qui me stimule, je peux passer plusieurs heures devant mon ordi à essayer de perfectionner un article ou une photo. À mes débuts, je pouvais travailler jusqu’à pas d’heures devant mon écran, pendant que mon chum dormait à côté de moi. Le manque de sommeil m’a rapidement rattrapé. (déjà que j’suis méga cernée en dormant 8 heures par nuit, imagine avec 5 heures de sommeil et moins) Aujourd’hui, je m’assure de sortir le nez dehors au moins 15 minutes par jour et de bien manger mes trois repas, j’essaie aussi de prendre des pauses aux deux heures sans ordi, télévision ou Iphone pour reposer mes yeux et mon cerveau.

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