3 choses que toutes les blogueuses sont tannées d’entendre

Vous le savez, sur The Golden District, le mot d’ordre envers mon audience, c’est l’honnêteté. Comme j’vous l’ai déjà dis içi, si un jour vous me voyez en train de parler d’huile à moteur dans un article commandité, vous pourrez dire que j’suis une grosse menteuse/profiteuse!! C’est pourquoi, j’me donne pour mission de parler non seulement des belles choses que vous voyez sur mes réseaux sociaux, mais aussi du quotidien qui se passe derrière mon clavier.

Dans la dernière année, j’vous ai souvent parlé de l’envers de la médaille quand on est travailleur autonome, j’ai donné de trucs que j’aurais aimé savoir avant de commencerdeux fois plutôt qu’une – et j’ai aussi écrit sur ce que je déteste d’Instagram. Et à chaque fois, j’ai reçu une tonne de commentaires positifs. Moi qui ai attendu plus de six mois avant de lancer la catégorie #Girl Talk sur The Golden District, j’aurais dû le faire bien avant!

Au fil du temps, je reçois souvent des question/commentaires de votre part et j’adore ça! Bon, je dois avouer que des fois, je lis des drôles d’affaires. En fait, c’est surtout en vrai que ça se passe! Le mois dernier, j’vous ai jasé des différentes manières que je peux faire des sous en étant blogueuse et j’ai glissé un mot sur le fait que j’me fais parfois demander mon salaire annuel par des inconnus #rude. Ça m’a donné l’idée d’écrire un article sur les choses que je me fais souvent dire qui me donnent envie de dire EUUUU PARDON?!

Voici donc le palmarès des trois choses que j’suis pu capable d’me faire dire:

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Ah t’es tellement chanceuse de travailler d’la maison, moi aussi j’aimerais ça Netflix and chill toute la journée – Bin oui, c’est connu, tous les travailleurs autonomes sont des paresseux qui se pognent le beigne à la maison sur leur divan parce qu’ils sont trop lâches pour travailler dans un bureau de 9 à 5! Sentez-vous le léger sarcasme dans cette phrase? Justement, je travaille à mon compte, ce qui veut dire que je ne reçois pas un chèque de salaire fixe de la fédération des blogues du Canada – lol – à toutes les deux semaines. Ça veut aussi dire que si je veux être capable de faire mon épicerie, il faut que je travaille très fort et que je ne compte pas les heures investies dans les projets qu’on m’assigne. L’été dernier, j’étais souvent debout très tôt pour pouvoir produire du contenu pour des collaborations, j’allais ensuite travailler pendant huit heures et je travaillais encore sur The Golden District au retour à la maison, des fois jusqu’à tard le soir. Ça m’est aussi arrivé de devoir recommencer certains projets depuis le début puisqu’un client n’était pas satisfait.

Oui, il m’arrive d’écrire / d’éditer / de photoshopper en écoutant une émission en background parce que sinon je deviendrais folle à travailler toujours en silence, mais believe me, on est loin du Netflix and chill et de la couch potato à la journée longue. Être à son compte, c’est travailler sans compter les heures et donner le meilleur de soi-même à tous les jours. Notre avenir en dépend.

Là t’es blogueuse, mais plus tard, tu vas faire quoi? – Genre, qu’est-ce que tu vas faire quand ton blog fonctionnera plus? Salut! Bienvenue en 2017, un moment où les réseaux sociaux font partie intégrante de nos vies. Sainte, même mes parents sont sur Facebook, Instagram et Snapchat – que ma mère appelle toujours Snap-Chat, comme l’animal – ! La plupart des gens se fient maintenant aux médias en ligne – AKA les blogueurs et influencers de ce monde – pour faire pas mal tous leurs achats. Réfléchissez, juste pour le fun, c’est quand la dernière fois que la photo d’une influencer vous a donné envie d’acheter les nouveaux jeans de Frank and oak? Que Narcity vous a vendu la nouvelle série Netflix à binge watcher? Qu’une blogueuse cool de Montréal vous a suggéré un nouveau resto à essayer ou une recette parfaite de trois fois par jour pour souper? My point exactly, les réseaux sociaux nous accompagnent au quotidien. Tant qu’ils occuperont une place importante dans nos vies, j’aurai du travail et j’évoluerai avec eux.

En passant, non, mon blog c’est pas un passage vers autre chose. J’me compte tellement chanceuse de pouvoir exercer un emploi qui n’existait même pas il y a dix ans. Aussi longtemps que des compagnies publicitaire voudront travailler avec moi et tant que je me sentirai bien et stimulée par ce que je crée, ça restera ma job.

Comment j’fais pour recevoir des trucs gratuits moi aussi? –  J’me faisais vraiment souvent poser cette question quand j’ai commencé à travailler en collaboration avec Vero Moda. J’ai arrêté de compter les DM me demandant comment j’étais devenue ambassadrice – et recevait donc des vêtements gratuitement – il y a longtemps. À chaque fois, ça me faisait comme un pincement au coeur.

Ce n’est malheureusement pas possible de devenir influencer en claquant des doigts – ou en double-cliquant sur sa souris – parce que l’ingrédient primordial pour le devenir, le grain de sel qui fait la différence entre un wannabe et quelqu’un de sérieux,  c’est les gens qui nous suivent et qui sont influencé par nos actions. Bon, j’veux pas dire que les gens qui me suivent boivent mes paroles et font tout ce que je dis, loin de là. Sauf que, j’ai quand même un bon nombre de followers loyaux sur les réseaux sociaux qui sont intéressés par ce que je dis. J’me plais souvent de dire que d’être instafamous, c’est comme d’être riche en argent Monopoly. Dans le fond, c’est vrai, sans mes lecteurs et les gens qui me suivent sur les médias sociaux, j’suis plus une influencer.

J’finis en vous disant qu’en passant, dans la vie, y’a jamais rien de gratuit. Avant de recevoir des “cadeaux” à profusion comme aujourd’hui, y’a eu des heures et des heures de travail non rémunérées. J’ai trimé dur pour avoir l’audience que j’ai maintenant. En attendant, posez-vous la question suivant; Est-ce que j’ai envie d’être blogueuse juste pour avoir des produits gratuits? Si la réponse est oui, changez de plan. Être blogueuse, c’est pas pour vous.

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