Comment je suis devenue entrepreneure à 22 ans

J’aurais jamais cru un jour pouvoir vivre de mon blog, encore moins rédiger des articles sur le sujet. Comme je l’ai déjà dit ici, en lançant The Golden District, je pensais plus trouver un hobby intéressant, un side-line amusant, dans le meilleur des cas. En juillet dernier, j’ai reçu une tonne d’offres pour des partenariats – j’en jase justement ici -. Un nombre tellement important, que j’ai dû refuser plusieurs projets par simple manque de temps. J’avais déjà signé quelques contrats dans le passé, mais jamais en si grand nombre. Pendant les deux mois qu’ont constitué mon été, j’ai travaillé à temps plein à mon emploi étudiant – sauveteur ceux qui veulent savoir – ET sur mon blog.

Comment j’ai fait, que tu te demandes? C’est quelque chose qui m’échappe encore. J’ai bu beaucoup trop de café et travaillé au moins 70 heures par semaines. Même aujourd’hui, j’éprouve de la difficulté à concevoir que j’ai travaillé aussi fort. Je brûlais la chandelle par les deux bouts, mais j’adorais ça. J’étais épuisée, cernée à mort mais mon nouveau titre de blogueuse me plaisait tellement.

Crédit photo: Isabelle Bougie

Avec du recul, j’suis reconnaissante, parce que c’était la poussée dont j’avais besoin pour enfin faire le saut et lâcher mon BAC en enseignement pour opter pour quelque chose qui est plus près de mes intérêts, mais ça c’est pour une autre histoire. J’ai gardé quelques heures à la piscine comme monitrice d’aquaforme, plus pour le plaisir que pour la paye.

Une vague de fierté m’envahit lorsque quelqu’un me demande ce que je fais dans la vie et que je réponds que je suis blogueuse. J’ai encore peine à réaliser que j’ai créé mon emploi de rêves et que j’ai le plaisir de gérer mes propres projets au quotidien. J’suis d’autant plus fière de pouvoir payer mes factures et mon épicerie avec cette idée folle que P-A et moi avons eu un jour d’automne, en allant aux pommes, de lancer un blog.

Y mettre toutes mes énergies, et encore plus – Mon blog, c’est un peu mon bébé. J’ai travaillé dessus pendant les mois avant de le lancer et je m’en occupe à tous les jours. Quand je produis du contenu pour The Golden District, je ne compte pas les heures. Plus j’investi de l’énergie dans mes projets, plus leur succès est grand. Par exemple, au printemps dernier, j’ai doublé le nombre d’articles mis en ligne chaque semaine et le nombre de visites a monté en flèche! Même si sur le coup, c’était difficile de modifier mon horaire pour produire plus de contenu, aujourd’hui je suis heureuse d’y avoir mis autant d’énergie. Même si je ne pense pas qu’il faut se tuer à l’ouvrage pour réussir, c’est clair que lorsque l’on lance un projet, il est plus que nécessaire de donner tout ce qu’on a pour assurer son succès.

Se faire des attentes – J’vais commencer en vous disant que je suis une grande croyante en les paroles positives et que j’ai récemment lu le live You are a Badass at Making Money (que selon moi, tous les gens devraient lire). L’été dernier, j’ai commencé à noter sur papier le nom de chacune des compagnies avec lesquelles je collaborais. À la base, c’était plus pour avoir un aide-mémoire qu’autre chose, mais plus les mois allaient, plus les demandes s’accumulaient et la liste se faisait de plus en plus longue. À partir d’un certain moment j’ai commencé à noter le nom de toutes les compagnies qui m’abordent. Avant même de signer un contrat ou de jaser de budget, j’écris le montant que j’aimerais potentiellement recevoir pour ladite campagne. Au risque de sonner quétaine – ou un peu folle -, c’est ma façon d’attirer de bonnes énergies et de manifester mes intentions. Je crois vraiment au fait qu’il soit possible d’attirer de bonnes choses sur notre chemin et c’est ce que j’essaie de faire de jours en jours. Call me crazy, mais sur la cinquantaine de partenariat potentiels que j’ai noté, y’en a qu’un seul qui soit tombé à l’eau.

C’est ça mes trucs pour réussir; mettre les bouchées doubles et viser haut. Niaiseux de même! N’importe qui est capable de faire ça, il faut juste des bonnes idées et la volonté de se dépasser. Mon entourage me dit souvent que si j’avais mis autant d’énergie dans mes études que j’en mets au quotidien dans mon blog, je serais probablement médecin ou avocate à l’heure qu’il est. C’est vrai que je m’investi beaucoup dans mon projet, mais c’est parce que pour l’une des premières fois dans ma vie, j’me sens bien à ma place. Depuis la quatrième secondaire que je rencontre des orienteurs qui essaient de m’aider à trouver une vocation pis là, je peux finalement arrêter de chercher; j’ai enfin trouvé! Si tu es de ceux qui pensent encore que d’être blogueuse, ce n’est pas une vraie job, tu peux toujours aller lire cet article.

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