Les collaborations payantes: Comment ça fonctionne?

Parce que je suis toujours à la recherche de sujets d’articles qui plairont au plus grand nombre d’entres vous, j’en suis venue à vous demander ce que vous aimeriez lire sur le blog le mois dernier. Une demande spéciale est sortie du lot: En apprendre plus sur le processus qui entoure mes collaborations payantes. J’ai toujours la mission d’être aussi transparente avec vous que possible, c’est pourquoi je vous jase souvent de ma alité d’entrepreneure de 22 ans, en parlant des aspects que j’aime le moins dans mon métier et de comment je fais des sous avec Instagram. Ça semblait donc tout naturel pour moi de vous dévoiler une autre facette de ma réalité en expliquant le processus derrière les divers partenariats que vous voyez sur ma page Instagram et ici, sur le blog.

Crédit photo: Isabelle Bougie

Laine – Ardene

Jeans – Dynamite

Se faire approcher pour un projet – Pour commencer, on se fait approcher par une agence de relations publiques pour un projet en particulier ou si on est plus game, on élabore un projet que l’on propose à une compagnie – c’était le cas pour le projet #30JoursdeTGD en janvier dernier et pour Osheaga, avec Vero Moda. Pour protéger leurs créations, la plupart des compagnies nous demandent de signer une entente de confidentialité. Puisque l’on collabore souvent sur des projets qui ne sont pas encore publics, ces ententes nous empêchent de divulguer les détails précis de ceux-ci avant leur sortie pour éviter le plagiat ou de gâcher un surprise.

Parler de budget, des attentes et du mandat – On commence à brainstormer, les deux parties discutent de leurs attentes, du budget alloué à la campagne et de l’échéancier qu’il faudra suivre pour les semaines à venir. C’est aussi le moment moins agréable où il faut parfois négocier pour obtenir un salaire à la hauteur de nos talents et de nos attentes. Comme je l’expliquais dans cet article, en étant travailleur autonome, je ne reçois pas un montant fixe à tous les jeudis et mon salaire est proportionnel aux efforts que j’investi dans mes divers projets.

Produire le contenu et le faire approuver – Ensuite, vient le moment où on doit produire le contenu. C’est toujours un peu stressant puisqu’il faut le faire approuver, il y a toujours une possibilité que le client n’aime pas le rendu final et qu’il demande qu’on recommence. Souvent, les compagnies avec lesquelles je travaille demandent aussi d’approuver la légende qui accompagnera la photo, mais quelques fois, on me laisse carte blanche sur toute la ligne. Au final, ça dépends de l’ampleur du projet et de la rigidité du client.

Mettre le contenu en ligne et faire un suivi des statistiques – Dans la plupart des contrats que je signe, une date fixe de mise en ligne du contenu est établie. Parfois les agences de relations publiques mènent des campagnes à grande échelle avec plusieurs influenceurs, ce qui demande que tous ceux qui font partie du partenariat post en même temps. D’autres fois, on suggère une période de temps. Généralement, une semaine après avoir mis le contenu en ligne, on envoie les statistiques des publications – le nombre de likes, de commentaires, les impressions, etc. – au client avec la facture pour la campagne.

Attendre son paiement – Pour 95% des partenariats que j’ai réalisé, le paiement vient à la fin de la campagne. Trente jours après l’envoi de notre facture, le client doit nous verser notre salaire. Il arrive parfois qu’un pépin survienne et que pour de nombreuses raisons possibles, les délais de paiement soient plus longs que prévus. J’dois être honnête et avouer qu’il s’agit de la partie que j’aime le moins de mon métier, de devoir courir après l’argent qui m’est dû.

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