Apprendre à moins s’en faire avec l’opinion des autres

Apprendre à moins m’en faire avec l’opinion des autres, ce sera sûrement la tâche la plus difficile à accomplir tout au long de ma vie. Récemment, j’me suis mise à penser aux choses qui sont source d’anxiété pour moi – depuis que je suis toute petite, je suis une personne bin stressée – en identifiant ces choses, j’ai eu une genre de prise de conscience que la plupart d’entre elles étaient liées à l’opinion que les autres ont de moi. J’ai pas la moindre idée d’où ça vient, pis ce serait probablement une bonne idée d’aller éventuellement consulter pour le savoir, mais ça, ce sera pour un autre article. T’aurais sûrement cru qu’une personne qui gagne sa vie en étant sur les réseaux sociaux et en exposant une partie de sa vie personnelle se foutrait un peu plus de l’opinion des autres. LOL! 

Ça a pris une autre tournure dans la dernière année, où j’ai passé une nuit blanche à penser que le coeur allait me sortir de la poitrine en décembre dernier. La cause? Une crise d’angoisse parce que mes voisins s’étaient plaints que Méo jappait pendant notre absence. Je stressais pas parce que j’avais peur d’être expulsée par le syndicat de notre condo, j’avais peur qu’ils pensent qu’on étaient de mauvais maîtres – et de mauvaises personnes – P-A est genre la personne la moins stressée au monde et me trouvait un peu bizarre de réagir aussi fortement. Ce que bin des gens ne comprennent pas nécessairement, c’est que le stress a malheureusement pas de bouton on/off comme la switch de ton Vitamix. Même si j’essaie fort pour me gérer, y’a quand même souvent des débordements.

En réfléchissant, j’ai aussi pensé à toutes les opportunités que j’ai manqué dans ma vie parce que je m’inquiétais de ce que les autres pensaient. Pis ça m’a fait de la peine de voir tout ce que j’ai pu passer à côté au fils des années. Quand j’étais au secondaire, j’écoutais beaucoup de vidéos de maquillage sur YouTube et j’ai eu la folle idée de commencer à en faire. J’devais être en troisième secondaire, j’étais zéro populaire à l’école et super gênée, c’était vraiment un truc dont j’étais fière à ce moment-là. Bien-sûr, j’en ai jamais parlé à mes amies, parce que j’avais vraiment peur de leur opinion. Jusqu’à ce que quelqu’un de mon école tombe sur l’une de mes vidéo et le dise à tout le monde de ma classe. À ce moment-là, YouTube était pas vraiment aussi populaire qu’en ce moment et disons simplement que j’étais assez incomprise. J’ai aussitôt supprimé ma chaîne, par crainte du jugement des autres. C’est assez drôle parce que j’avais complètement effacé cette époque de ma mémoire jusqu’à la semaine dernière, en jasant avec une amie du secondaire. En gros, son message était: “les gens riaient de toi au secondaire à cause de tes vidéos, pis maintenant, t’as la chance de vivre de ton propre blog que tu as monté de A à Z. T’as vraiment de quoi être fière” J’ai alors réalisé que si j’avais poursuivi ma chaîne YouTube de l’époque et que j’avais laissé faire l’opinion des autres, je serais probablement aujourd’hui rendue plus loin. J’me trouve nounoune d’avoir accordé tant d’importance à ce que les gens pouvaient penser de moi, surtout en sachant aujourd’hui que j’étais sur la bonne voie.

Même aujourd’hui, il m’arrive de recevoir de drôle de commentaires de la part de gens de mon entourage par rapport à mon blog et/ou ma chaîne YouTube et qui ne comprennent pas ce que je fais. Étant la personne que je suis qui stresse à rien avec le jugement des autres, ça me blesse horriblement. Bien évidement, je suis de plus en plus consciente que ce genre de chose ne devrait pas autant m’atteindre et je travaille là dessus au quotidien. Je m’efforce de regarder en avant et de ne pas accorder d’importance à ces commentaires. Ça ne m’empêche pas de trouver ça dommage, surtout que les critiques viennent de la part d’adultes éduqués, et non d’adolescents qui ne sont pas conscients de la portée de leurs mots.

Ça va quand même vraiment mieux depuis que je sais mettre des mots sur mes sentiments et que je suis capable d’identifier les premiers symptômes du stress; mon coeur accélère; mes mains sont moites et j’ai mal au ventre. En faisant une introspection, je me suis rendue compte  que mon anxiété liée à l’opinion que les gens ont de moi vient probablement du fait que je ressens toujours le besoin de plaire à tout le monde. Ce qui est genre impossible. J’suis certaine que j’suis pas la seule à m’en faire avec l’opinion que les gens ont de moi, j’suis curieuse de savoir comment tu vis avec le désir de plaire et comment tu gères ça au quotidien.

 

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