Ce qu’on regrette de notre déménagement à Vancouver

Au moment où j’écris ces lignes, ça fait maintenant un mois que l’on s’est envolé pour notre nouvelle vie sur la côté ouest. Ça l’air tellement gros quand je l’écris comme ça! Depuis notre déménagement, je reçois plein de messages de votre part pour me dire à quel point vous me trouvez courageuse. J’suis super reconnaissante pour cette vague d’amour, mais pour moi, c’est pas du courage. Pour moi, suivre mon chum à l’autre bout du pays, c’était la seule option. J’suis assez chanceuse de pouvoir travailler à mon compte de n’importe où et j’allais certainement pas passer à côté de la chance de vivre cette belle opportunité!

Au fil des semaines, je me rend compte que mon déménagement suscite encore beaucoup de questions sur Instagram. J’trouve ça cool, ça veut dire que j’vous intéresse! Même si P-A et moi on est comblé de joie par notre nouvelle vie, on a quand même quelques petits regrets et si on pouvait refaire les choses, on ferait probablement quelques choix différents. On est tellement chanceux de pouvoir vivre cette expérience, mais on peut pas s’empêcher d’avoir quelques regrets et de se dire qu’on aimerait avoir fait certaines choses autrement.

D’avoir loué notre premier appartement sans l’avoir visité –

Comme je l’ai dit dans l’un de mes vlog de déménagement, on a amèrement regretté d’avoir loué notre premier appartement sans l’avoir préalablement visité en personne. Les mots me manquent pour expliquer notre déception lors de notre première marche dans notre ancien quartier. Encore sur le décalage horaire et sur l’adrénaline, on a peiné à trouver un endroit sécuritaire pour que Méo puisse faire ses besoins – Aka, un bout de trottoir sans seringue et qui ne sentait pas l’urine -. Mettons que Vancouver ne nous a pas laissé la meilleure des premières impressions. On a dû se faire réveiller au moins 8 fois sur les 10 nuits que l’on a passé dans ce quartier par des arrestations policières. On avait visité notre ancien appartement en conversation Facetime et il semblait vraiment plus que parfait! On adorait tout ce qu’il y avait à l’intérieur et on était assez loin de se douter qu’il se trouvait dans un quartier aussi chaud. Si c’était à refaire, on prendrait un fin de semaine pour venir visiter des appartements dans notre nouvelle ville pour signer notre bail avant de déménager.

D’avoir autant stressé avant notre départ –

J’pense que j’ai jamais autant stressé de toute ma vie qu’avant notre départ pour Vancouver. Au final, j’ai un peu passé à côté de mes derniers moments avec les gens que j’aime au Québec parce que j’étais trop occupée à overthink notre déménagement. Je me rappelle particulièrement notre dernière journée à Montréal, où j’étais juste une petite boule de stress, prête à exploser à tous moments. Ce jour-là, j’ai eu de la misère à avaler plus que deux bouchées, Pier-Alex m’avait acheté une sandwich à l’aéroport et juste son odeur me levait le coeur. Au final, j’trouve que j’ai probablement un peu exagéré les proportions de notre déménagement. Avec du recul, je peux affirmer que j’avais clairement pas besoin d’être aussi anxieuse à propos de cette situation. Ce qui m’a vraiment aidé, c’est d’en parler avec mon chum. En jasant, j’ai pu arrêter de penser au pire en profiter un peu plus de notre nouvelle ville.

 

 

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