Est-ce que j’aime habiter à Vancouver?

Je me fais souvent dire sur les médias sociaux que j’ai l’air d’être solitaire/que j’ai l’air de trouver la vie dure depuis notre déménagement à Vancouver. Je serais très menteuse si je te répondais que c’est faux et que la vie est parfaite 24/7. La vérité, c’est que c’est parfois difficile d’être loin de ma famille et de mes amis depuis presque neuf mois – déjà?! – Inquiète-toi pas, je suis loin d’être toujours en train de pleurer en boule en écoutant Shallows à tous les jours. J’suis même reconnaissante de m’être énormément rapprochée de ma famille au cours des derniers mois. Sans blague ,je parle plus souvent à mes deux parents depuis qu’on a déménagé à 5000 km d’eux que lorsque l’on habitait tous la même ville. Ma mère sait qu’à presque tous les jours, son téléphone sonnera vers midi, lorsqu’il est 9:00 pour moi et que je reviens du parc à chiens avec Méo. On jase pendant environ cinq minutes, le temps exact entre le parc et mon appartement et on se dit à demain! Le soir, c’est le tour à mon papa. Ça fait partie des plus beaux moments de ma journée.

J’te dirais que le plus dur dans tout cela, c’est d’avoir l’impression de manquer des moments importants dans la vie de mes proches. Que ce soit la venue de plusieurs bébés dans la famille à P-A, la nouvelle maison de mon beau-frère et de ma belle-soeur ou la graduation de mes meilleures amies, j’me sens souvent coupable de manquer cela et d’être loin. J’me suis donné comme résolution pour l’année 2019 de vivre dans le moment présent, d’apprendre à m’ancrer dans l’instant que je vis plutôt que de penser au futur. Vraiment plus facile à dire qu’à faire, si tu veux mon avis. Pour m’aider, j’me répète souvent que j’ai la chance de voir les plus beaux paysages au Canada, et ce, au quotidien. Sérieusement, j’habite à deux minutes d’une plage où je peux observer des phoques et des couchers de soleil à couper le souffle;  j’ai pratiquement une vue sur les rocheuses de la fenêtre de mon salon. Je dis souvent, à ceux qui me demandent comment je trouve ma nouvelle ville, mi-sérieuse, que l’on vit dans le plus bel endroit où s’ennuyer.

J’suis nostalgique du temps où j’avais pas à booker un billet d’avion avant de céduler un souper de filles. Mais pour l’instant, j’essaie de profiter de l’expérience que la vie m’apporte. J’apprends mieux me connaître et à mettre des mots sur mes émotions. Tout un package deal, crois-moi. À mon avis, l’éloignement m’a fait grandir d’au moins dix ans. J’ai l’impression d’avoir quitté le Québec une ado et d’être devenue adulte – about time, j’vais avoir 24 ans – . J’me compte hyper chanceuse de pouvoir vivre cette aventure à deux, à quatre, même, si l’on compte nos enfants poilus.

Commentaires