Voici 4 façons de faire des sous avec les médias sociaux

T’es blogueuse, mais c’est quoi ta vraie job? C’est une question que j’me fais souvent demander.

En ce moment, je considère mon blog comme étant ma vraie job, surtout parce que je n’ai pas le droit de travailler pendant que je suis aux États-Unis. Par contre, lorsque je vivais au Canada, j’ai toujours eu des à côtés qui me permettaient d’arrondir mes fins de mois – monitrice de cours de mise en forme, conseillère mode et aussi surveillante-sauveteur – . En tant qu’étudiante à temps plein, ça me donne une indépendance financière parce que le monde du travail à la pige, c’est très incertain. Ça m’arrive souvent de recevoir mes chèques en retard, de devoir me battre pour me faire payer et même, d’avoir des périodes creuses de quelques semaines sans partenariats (donc sans revenu).

Reste que sur les médias sociaux, et même dans la vraie vie, je me fais souvent poser des questions sur ma rémunération et mon salaire. Comme j’en jasais dans cet article, des fois, c’est fait avec goût et délicatesse, d’autres fois, moins. On s’entends que c’est un sujet assez personnel et que sauf avec mes parents ou mon conjoint, je discute très peu de ma situation financière. À quelque part, je trouve ça un peu intrusif que des gens se mêlent de mon portefeuille quand c’est tout sauf de leurs affaires! J’en conviens que j’exerce un métier qui est peu conventionnel et que ça peut sembler abstrait pour bien des gens, le fait de faire des sous avec un site web. Surtout pour les générations plus vieilles.

Voici donc comment c’est possible de générer des revenus en étant InFlUeNcEuR – j’aime vraiment pas ce terme – ou créateur de contenu.

En vendant de l’espace publicitaire

En gros, pour faire des sous avec mon blog et mes médias sociaux, je vends des espaces publicitaires à certaines compagnies. Un peu comme les annonces à la télévision. La différence, c’est que lorsqu’une compagnie X achète du temps d’antenne à Radio-Canada, la compagnie a déjà réalisé la publicité de son côté et Radio-Canada n’a qu’à la faire passer sur ses ondes. Aussi, dans mon cas, la compagnie ne paye pas seulement pour la tribune de près de 20 000 personnes que je leur offre, mais également pour tout le travail qui entre à ligne de compte de la signature initiale du contrat, jusqu’au compte rendu final. Si tu veux en savoir plus sur le déroulement d’une campagne d’influence, tu peux lire cet article qui date d’il y a déjà deux ans 🙂

Dans mon cas, je dois produire tout le contenu qui sera sur mes plateformes. Je dois donc réserver du temps pour prendre et les photos, ou encore, écrire l’article qui demande mon client en échange d’une rémunération. Ça peut sembler simple, mais certains articles me demandent parfois plusieurs heures de travail. La même chose s’applique à mes photos, je dois parfois aller acheter des accessoires afin de rendre justice à la photo, prendre le temps d’avoir l’angle parfait, ou même employer une photographe professionnelle.

Également, puisque contrairement à Radio-Canada, je suis une vraie personne et que mes abonnées me suivent pour celle que je suis, je ne peux pas accepter n’importe quel partenariat sous le prétexte qu’il m’aide à payer mon loyer. Clairement, je dois me sentir à l’aise d’endosser le produit dont je fais la promotion. Je ne pourrais pas promouvoir de l’huile à moteur alors que je n’ai pas de voiture à mes abonnés, mettons. Ce serait un manque de transparence.

Le contenu commandité doit toujours être identifié, c’est la loi. Donc, si tu vois le hashtag #ad, #sponsored ou #commandité sous une publication c’est que j’ai été payé pour celle-ci.

En faisant la promotion de liens affiliés

Une autre façon de faire des sous en étant blogueur ou créateur de contenu, c’est de partager des liens affiliés. C’est-à-dire de partager des produits qui nous donnent une petite commission sur les ventes. C’est souvent le cas lorsque des influencers partagent des codes promo ou des liens directs vers les produits, mais pas toujours.

Pour ma part, je ne partage pas souvent des liens affiliés. Simplement parce que les retombées avec ce genre de publications ne sont pas bien grandes. Généralement, ça tourne autour du 10% de la vente. Tu comprendras que ça prend beaucoup de ventes pour générer un revenu qui a de l’allure.

Comme pour les publications sponsorisées, il faut toujours indiquer lorsque l’on fait des publications affiliées. Malheureusement, ce n’est vraiment pas tout le monde qui le fait, ce que je trouve malhonnête et même, illégal. C’est que la Loi sur la concurrence du Canada nous oblige à divulguer aux consommateurs lorsque l’on retire un revenu d’une publication.

En faisant de la création de contenu pour des tierses parties

Il est également possible de générer un revenu en vendant ses photos à des entreprises. Par exemple, en faisant de la gestion de réseaux sociaux pour des restaurants, des cafés ou des boutiques. Ces plus petites entreprises n’ont pas nécessairement les sous pour engager une grosse agence qui s’occupera de toutes leurs relations publiques. Elles peuvent donc opter pour de plus petits contrats de création de contenu ou de gestion de médias sociaux. Il s’agit d’une belle façon pour eux d’entretenir un lien avec leur clientèle à plus petit budget.

Ceci peut aller de la simple prise de photos que le client partagera lui-même, jusqu’à la gestion complète des plateformes. C’est une belle façon pour un créateur de contenu d’arrondir ses fins de mois en aidant de plus petites entreprises.

En recevant des trucs gratuits

Bien que je refuse la plupart des offres de partenariats qui sont faits sur une base d’échange de produits, il reste que je reçois beaucoup d’items gratuits au quotidien en colis de presse. En bref, les compagnies ou leur agence font des envois de masse à différents médias, journalistes, blogueurs dans l’espoir de faire connaître leurs produits. En faisant ces envois, ils se croisent les doigts que les gens à qui ils font parvenir leurs produits leur offrent une vitrine sur leurs plateforme. Ce concept s’applique également à des expériences, comme de séjours au spa, dans des hôtels ou même des voyages.

Ainsi, si je découvre un nouveau produit de Maison Lavande qui me fait capoter. Ou encore, si Lise Watier m’envoie un colis personnalisé qui sort de l’ordinaire, je risque d’en parler. Après quatre ans dans le domaine, je reçois beaucoup d’items au quotidien, surtout dans le domaine de la beauté. Bien que ça ne paie pas mon loyer ou ma facture de téléphone, ces cadeaux me permettent de mettre mon argent ailleurs. Ça peut sembler minime, mais je m’achète rarement du maquillage, des produits de soin et des vêtements, simplement grâce aux envois de RP. Ça me permet d’investir ces sous ailleurs 🙂

Tout comme les publications sponsorisée et les liens affiliés, la loi nous oblige à mentionner lorsque l’on reçoit un produit en cadeau. C’est une simple question de transparence. Généralement, on utilise les hashtags #produitsreçus, #expériencereçue ou #gifted pour identifier ce qui nous a été offert.

The bottom line

Comme je le dis souvent, la plus belle qualité qu’une blogueuse ou créatrice de contenu peut posséder, c’est probablement son authenticité. C’est le compliment que je reçois le plus souvent dans mes messages et je pense que c’est ce que les gens recherchent sur les médias sociaux.

Dans un  monde où il peut être facile de ne montrer que le beau, j’pense que c’est encore plus essentiel de rester authentique et d’être transparente. Dans le même esprit, je m’efforce à montrer les dessous de mon métier et mon quotidien plus que banal du mieux que je peux. C’est tout naturel pour moi de vous expliquer mon travail. En toute honnêteté, j’pense bien que c’est la moindre des choses, puisque c’est grâce à vous que je peux vivre de ma passion.

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